Cours, Lola, cours !
Dans Cours, Lola, cours ! , un film de Tom Tykwer sorti le 20 août 1998
en Allemagne, on suit l’histoire de Lola, fille d’un directeur de banque et
petite amie d’un bandit nommé Manny. Quand ce dernier ramasse l’argent d’une
vente de voitures volées et que Lola ne vient pas le chercher en voiture, il
décide d’aller donner l’argent à son patron en empruntant le métro. Mais il
doit fuir le wagon et oublie les 100 000 marks derrières lui. Alors qu’il
ne lui reste plus que 20 minutes avant que son patron ne vienne récupérer l’argent,
Manny téléphone à Lola pour qu’elle le sorte de ce pétrin. Celle-ci tentera
tout pour le sauver, allant même jusqu’à braquer une épicerie ainsi que la
banque de son père. Au travers des différentes lignes temporelles, Lola tentera
de sauver son amour.
Images, plans et effets visuels
1 Plan rapproché épaule (8 :26)
Lorsque Manny téléphone à Lola depuis la cabine téléphonique. On voit la tête
de Many et ces épaules.
2 Champ-contre-champ (20 :16)
Lola s’agenouille devant son père pour lui demander les 100 000 marks une
première fois. On voit les deux acteurs tour à tour.
3 Vue en plongée (23 :15)
Lorsque Lola sort du bâtiment de la banque raccompagnée du gardien, après une
prise de tête avec son père qui n’as pas voulu lui donner l’argent dont elle
avait besoin.
4 Split screen (26 :11) Lorsque qu’on voit Manny s’apprêter à
braquer l’épicerie d’un côté de l’écran et Lola courir pour le rejoindre de l’autre
côté. Vient s’ajouter en bas les aiguilles de l’horloge atteignant midi pile.
5 Zoom avant (28 :36) Après
que Lola ait assommé la personne âgée armé, l’arme de celui-ci glisse vers
manie qui l’arrête avec son pied. Il y a un zoom avant au moment où Manny
arrête l’arme à feu.
Éléments de continuité
1 Raccord regard (26 :46)
Manny regarde l’horloge qui est hors-champ, puis on voit l’horloge par-dessus
son épaule.
2 Continuité dans la direction
(15 :50) Lola court sur le trottoir alors qu’un cycliste lui propose de
lui vendre son vélo. Lola cours vers la droite, puis on voit le cycliste de
face, puis on revoit Lola courir vers la droite.
3 Raccord par analogie (50 :40)
Après la mort de Manny, on voit tomber le sac poubelle dans lequel sont les
billets, puis le plan d’après on voit le téléphone rouge de Lola qui tombe. Il y
a un lien entre les deux objets car ils tombent.
4 Raccord dans l’axe (16 :13)
Lola cours sur le pont et elle est filmée de profil. Alors que la caméra effectue
un travelling horizontal, la valeur de plan change : elle passe d’un plan
moyen à un plan d’ensemble.
5 Règle des 180° (20 :16)
Dans la scène où Lola demande de l’argent à son père et qu’ils conversent, la
caméra ne dépasse jamais la ligne imaginaire qui relient les deux acteurs
durant le champ-contre-champ.
6 Scènes alternées (24 :32)
On voit Manny qui est dans la cabine téléphonique dans une première scène, puis
Lola qui cours à côté de l’ambulance, puis encore Manny qui se dirige vers l’épicerie,
puis Lola qui cours vers la gauche de l’écran, puis l’horloge qui tourne, puis
Manny qui approche de la vitre de l’épicerie.
7 Raccord dans le mouvement (36 :55)
Lorsque Lola cours sur le pont de brique, les différents plans sont reliés par
le mouvement et par le passage des piliers devant la caméra. Lola cours
toujours vers la gauche.
8 Raccord dans le mouvement (37 :25)
Lorsque Lola court (encore une fois). Après avoir tourné à un coin de rue et
lorsque qu’elle traverse le groupe de nones et qu’elle parle au cycliste, Lola
court vers la caméra dans tous les plans où elle apparaît, sauf le dernier où
elle court vers la droite.
Critique
Mon avis sur ce film est mitigé.
En effet, il est intéressant que l'histoire soit traitée de trois fois. À
chaque fois le processus est différent : la première fois, Lola meurt,
puis la deuxième fois, c'est Manny. Pour la fin, je vous laisse la découvrir. L’histoire
est intéressante et les acteurs jouent bien leur rôle. Cependant, on ressent
bien la différence culturelle entre les Allemands et les Américains : les
codes visuels ne sont pas les mêmes et je n’ai pas eu l’impression de saisir
toutes les subtilités du film. Aussi, la musique de fond, une sorte d’électro,
m’a laissé un goût mitigé : bien qu’elle donne du rythme au film, elle est
très répétitive et peu mélodieuse, ce qui peut être agaçant à la longue. Enfin,
le film porte bien son nom, puisque Lola court plus que n’importe quel acteur
dans un film d’athlétisme.