dimanche 30 octobre 2016

Cours, Lola, Cours!

Cours, Lola, cours !

Dans Cours, Lola, cours ! , un film de Tom Tykwer sorti le 20 août 1998 en Allemagne, on suit l’histoire de Lola, fille d’un directeur de banque et petite amie d’un bandit nommé Manny. Quand ce dernier ramasse l’argent d’une vente de voitures volées et que Lola ne vient pas le chercher en voiture, il décide d’aller donner l’argent à son patron en empruntant le métro. Mais il doit fuir le wagon et oublie les 100 000 marks derrières lui. Alors qu’il ne lui reste plus que 20 minutes avant que son patron ne vienne récupérer l’argent, Manny téléphone à Lola pour qu’elle le sorte de ce pétrin. Celle-ci tentera tout pour le sauver, allant même jusqu’à braquer une épicerie ainsi que la banque de son père. Au travers des différentes lignes temporelles, Lola tentera de sauver son amour.

Images, plans et effets visuels
1 Plan rapproché épaule (8 :26) Lorsque Manny téléphone à Lola depuis la cabine téléphonique. On voit la tête de Many et ces épaules.
2 Champ-contre-champ (20 :16) Lola s’agenouille devant son père pour lui demander les 100 000 marks une première fois. On voit les deux acteurs tour à tour.
3 Vue en plongée (23 :15) Lorsque Lola sort du bâtiment de la banque raccompagnée du gardien, après une prise de tête avec son père qui n’as pas voulu lui donner l’argent dont elle avait besoin.
4 Split screen (26 :11) Lorsque qu’on voit Manny s’apprêter à braquer l’épicerie d’un côté de l’écran et Lola courir pour le rejoindre de l’autre côté. Vient s’ajouter en bas les aiguilles de l’horloge atteignant midi pile.
5 Zoom avant (28 :36) Après que Lola ait assommé la personne âgée armé, l’arme de celui-ci glisse vers manie qui l’arrête avec son pied. Il y a un zoom avant au moment où Manny arrête l’arme à feu.

Éléments de continuité
1 Raccord regard (26 :46) Manny regarde l’horloge qui est hors-champ, puis on voit l’horloge par-dessus son épaule.
2 Continuité dans la direction (15 :50) Lola court sur le trottoir alors qu’un cycliste lui propose de lui vendre son vélo. Lola cours vers la droite, puis on voit le cycliste de face, puis on revoit Lola courir vers la droite.
3 Raccord par analogie (50 :40) Après la mort de Manny, on voit tomber le sac poubelle dans lequel sont les billets, puis le plan d’après on voit le téléphone rouge de Lola qui tombe. Il y a un lien entre les deux objets car ils tombent.
4 Raccord dans l’axe (16 :13) Lola cours sur le pont et elle est filmée de profil. Alors que la caméra effectue un travelling horizontal, la valeur de plan change : elle passe d’un plan moyen à un plan d’ensemble.
5 Règle des 180° (20 :16) Dans la scène où Lola demande de l’argent à son père et qu’ils conversent, la caméra ne dépasse jamais la ligne imaginaire qui relient les deux acteurs durant le champ-contre-champ.
6 Scènes alternées (24 :32) On voit Manny qui est dans la cabine téléphonique dans une première scène, puis Lola qui cours à côté de l’ambulance, puis encore Manny qui se dirige vers l’épicerie, puis Lola qui cours vers la gauche de l’écran, puis l’horloge qui tourne, puis Manny qui approche de la vitre de l’épicerie.
7 Raccord dans le mouvement (36 :55) Lorsque Lola cours sur le pont de brique, les différents plans sont reliés par le mouvement et par le passage des piliers devant la caméra. Lola cours toujours vers la gauche.
8 Raccord dans le mouvement (37 :25) Lorsque Lola court (encore une fois). Après avoir tourné à un coin de rue et lorsque qu’elle traverse le groupe de nones et qu’elle parle au cycliste, Lola court vers la caméra dans tous les plans où elle apparaît, sauf le dernier où elle court vers la droite.

Critique

Mon avis sur ce film est mitigé. En effet, il est intéressant que l'histoire soit traitée de trois fois. À chaque fois le processus est différent : la première fois, Lola meurt, puis la deuxième fois, c'est Manny. Pour la fin, je vous laisse la découvrir. L’histoire est intéressante et les acteurs jouent bien leur rôle. Cependant, on ressent bien la différence culturelle entre les Allemands et les Américains : les codes visuels ne sont pas les mêmes et je n’ai pas eu l’impression de saisir toutes les subtilités du film. Aussi, la musique de fond, une sorte d’électro, m’a laissé un goût mitigé : bien qu’elle donne du rythme au film, elle est très répétitive et peu mélodieuse, ce qui peut être agaçant à la longue. Enfin, le film porte bien son nom, puisque Lola court plus que n’importe quel acteur dans un film d’athlétisme.