lundi 26 septembre 2016

La Guerre des mondes de Steven Spielberg



La Guerre des mondes (War of the Worlds) est un film réalisé par Steven Spielberg et sortie le 29 juin 2005 aux États-Unis.

Résumé:
Ray est un père divorcé auquel son ex-femme confie leurs deux enfants pour week-end. Une fois la mère et le beau-père des enfants partis, un orage étrange éclate et la foudre frappe au même endroit plusieurs fois. Ray va voir là où la foudre à frapper. Alors que beaucoup de monde est attroupé autour du trou creusé par les éclairs, un machine immense sort du sol et commence à désintégrer les gens. Ray et ses enfants fuient la ville à bord d’une des seules voitures qui n’a pas été mise hors-service par l’impulsion électromagnétique de l’orage. Leur voiture se dirige vers la maison de l’ex-femme de Ray, mais elle est absente. Ils décident de l’attendre chez elle, mais durant la nuit, un avion s’écrase, détruisant du même coup la maison. Ray décide alors d’aller rejoindre la mère de ses enfants à Boston, mais il devra gérer le désir patriotique de son fils et les paniques de sa fille.

Éléments du langage cinématographique:
>Au tout début du film, alors que la caméra effectue un TRAVELLING AVANT et un léger PANORAMIQUE HORIZONTAL, on observe un PLAN DE GRAND ENSEMBLE qui rassemble la ville, située en arrière-plan, et le port, en premier-plan. Cette séquence situe l’histoire qui va nous être racontée au travers du film et nous amène jusqu’à la cabine de la grue où se situe Ray. (0h:2m:40s)
>Alors que Ray tente de convaincre Many de monter dans la voiture, un arbre s’enflamme derrière la voiture. Rachel, en panique, se retourne en criant sans bruit. La caméra effectue un TRAVELLING AVANT et passe d’un PLAN RAPPROCHÉ TAILLE à un GROS PLAN (0h:31m:17s)
>La voiture dans laquelle sont Ray, Rachel et Robbie démarre en trombe, laissant Many derrière. On observe alors un PLAN SUBJECTIF avec deux EFFETS DE REFLET. On a alors l’impression d’être Robbie qui observe Many se désintégrer dans le rétroviseur latéral puis le visage de son père dans le rétroviseur central. (0h:31m:25s)
>On peut observer un TRAVELLING ARRIÈRE lorsque la voiture que Ray conduit avance dans la rue et que tout explose derrière eux. Juste après, on voit un plan en PLONGÉ avec un PLAN D’ENSEMBLE lorsque la voiture arrive sur l’autoroute. (0h:31m:40s)

Critique:
Pour être honnête, ce n’est pas un film que j’ai adoré. Étant fan de science-fiction, la pauvreté du scénario et l’absence d’épique à la fin me laisse un goût amer. L’histoire était peut-être impressionnante en 1898, quand H.G. Wells a écrit son livre, mais en 2005, c’est banal. Et pour la fin… que dire… ça m’a déçu. On attend pendant tout le film de savoir comment ils vont réussir à battre les extraterrestres, à quel point va être badass la bataille finale, et on nous sert une fin où les extraterrestres, qui préparent leur plan depuis des milliers d’années, meurent à cause des bactéries. Dommage, car le film aurait pu être bon. Par contre, au point de vue technique, ce film est intéressant : l’utilisation des techniques cinématographiques est incroyable, comme toujours avec Spielberg. Dommage qu’il ait moins de talent pour choisir ses films que pour les réaliser.

lundi 19 septembre 2016

Charlie Chaplin: de 1920 à 1930

Charlie Chaplin est un grand acteur du muet reconnu, mais aussi un réalisateur hors-pair. De 1920 à 1930, il a réalisé plusieurs long-métrages que voici:
Le Kid (1921)
L'Opinion publique (1923)
La Ruée vers l'or (1925)
Le Cirque (1928)


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Celui de ses films que j'ai visionné récemment est The Kid sorti en 1921. Il raconte l'histoire d'une mère pauvre abandonnant son nouveau-né dans la voiture d’un riche personnage pour que l’enfant puisse avoir une belle vie. Mais deux voleurs dérobent cette même voiture et abandonne le bébé peu après. Charlot, un nettoyeur de vitre pauvre, découvre le nourrisson dans une petite rue. Au début, il tente sans succès de se débarrasser de l’enfant, avant de s’y attacher. Charlot l’élèvera tant bien que mal avant que les services sociaux tentent de placer le petit en orphelinat, alors que la mère de ce dernier le recherche.

Dans ce film, on peut observer aisément certaines caractéristiques burlesques comme:


>Le Running Gag : Charlo envoie du mastic par-dessus son épaule trois fois et à chaque fois, il l’envoie dans le visage de l’agent de police. (22 :07)


>Le Gag : Le policier suit Charlo, puis John vient marcher à côté de Charlo sans savoir que l’agent est derrière eux. Ils commencent alors à courir et le policier les poursuit. (22 :48)

>La bastonnade : Alors que le patron de l’orphelinat maintient Charlo, l’agent de police tente de le matraquer mais touche le patron à deux reprises. (50 :12)

>La ridiculisation de l’autorité : Alors que le policier poursuit Charlo et John, Charlo lâche son « sac » en bois, ce qui fait trébucher l’agent, puis il court vers une entrée et s’écarte au dernier moment alors que le policier continue, et enfin il court vers la sortie et se colle directement au mur, ce qui a pour effet de le cacher à leur poursuivant, qui continue tout droit et sort de la scène seul. (25 :12)

Pour conclure, je trouve que ce film est un chef d’œuvre du muet. Je m’explique : Le Kid développe une histoire touchante et drôle. La scène pendant laquelle on voit John dans le camion pour l’orphelinat et Charlo dans la maison, retenu par le policier et le patron de l’orphelinat est magique : l’émotion de désespoir et de tristesse peut se lire dans les deux visages (et surtout celui de l’enfant, qui joue admirablement bien). La fin heureuse ne nous laisse pas un goût amer ni de trop peu, bien au contraire. Elle arrive au bon moment et s’enchaîne bien avec les évènements qui la précèdent. Au niveau plus comique, un de mes moments préférés est celui où on voit Charlo avec le nourrisson dans les bras et qu’il ouvre la grille d’égout, pour ensuite la refermer. À aucun moment il n’explique ses pensées, mais on comprend très bien qu’il a eu l’idée de jeter l’enfant dans les égouts puis y a renoncé. Je recommande personnellement ce film pour ceux qui se mettent au muet et les initiés qui ne l’ont pas vu. Le Kid est drôle, joyeux et triste à la fois, bien développé… Bref, un très bon film!